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06 Feb

La morale? Non, merci (par François-Xavier Serraz)

Publié par Legrand

La morale? Non, merci (par François-Xavier Serraz)

La Morale ? Non, merci !
Depuis une semaine, on entend dire tout et n’importe quoi à propos de cette « affaire » qui a été
parfaitement orchestrée par le pouvoir en place pour détruire le seul candidat qui pouvait changer la
donne en France, en mettant fin aux innombrables rentes de la République, à commencer par celles
des journalistes, ces bons apôtres ! En la nommant le « Pénélopegate », ils l’assimilent à un casse de
voyous commandité par un président des Etats-Unis en exercice pour piller les fichiers du parti
adverse ! C‘est une première manipulation honteuse de l’opinion publique ! Dans une crise de ce
genre, il faut s’en tenir au seuls faits.
D’abord, la politique n’est ni morale, ni immorale, mais a-morale : elle consiste pour ceux qui sont en
charge du pays à prendre chaque jour des décisions impossibles, car devant choisir non pas entre le
bien et le mal, entre le noir et le blanc, mais entre deux options dont les avantages le disputent aux
inconvénients, en leur âme et conscience. Il n’y a pas de morale en jeu quand on doit arbitrer entre
les intérêts supérieurs de la Nation et les conséquences de sa décision sur des hommes et des
femmes qui vont la subir, parfois dans leur chair ! Le dirigeant qui en toute conscience pensera
prendre la bonne décision pour le pays aura toujours en face de lui quelqu’un qui pensera qu’il a pris
la mauvaise, à l’aune de son intérêt particulier ! la morale ? non, merci !
Ensuite, un député, puisque c’est de cela qu’il s’agit aujourd’hui, c’est un personnage hors du
commun ! Adoubé par le suffrage universel, il est député de la Nation, représentant du Peuple
souverain, législateur et chargé de contrôler voire de sanctionner le gouvernement dans l’exercice de
son pouvoir exécutif. Le député est donc au coeur de notre démocratie, il en est l’incarnation. En ce
sens, les comparaisons de son statut, de sa rémunération comme de ses avantages avec les statuts,
rémunérations et avantages du commun des mortels que nous sommes, salariés, fonctionnaires,
professions libérales, agriculteurs, artisans ou commerçants, n’ont pas de sens. Pourquoi ? Tout
simplement parce que son rôle dans l’élaboration de la Loi expose le député à d’intenses pressions
de lobbies de toutes sortes, voire du pouvoir exécutif lui-même quand celui-ci a besoin d’une
majorité pour faire passer un texte. C’est la raison pour laquelle les constituants et le Législateur,
dans leur sagesse, l’ont doté d’un statut et d’une rémunération particuliers, pour lui assurer son
indépendance et sa liberté de jugement : celle-ci est fixée à un niveau évidemment bien supérieur à
ce que l’on appelle la rémunération moyenne ou médiane du privé comme du public – veut-on des
députés payés au SMIC ? - simplement pour lui donner des moyens d’existence qui rendent inutile
toute tentative de corruption. Si dans les faits, il est arrivé que des députés se laissent malgré tout
tenter par quelques commissions occultes, la chose est assez rare pour penser que leur rémunération
est justement calculée. Celle-ci, qui comprend la rémunération de base et deux autres indemnités,
une pour ses « frais de mandat et de secrétariat » et le « crédit affecté à la rémunération des
collaborateurs », ne sont pas juridiquement de « l’argent public » : en effet, une fois versées sur le
compte du député par l’Assemblée, ces sommes deviennent de l’argent privé, à la discrétion du
député, qui n’a pas à en justifier l’usage qu’il en fait. La seule obligation qui est la sienne en la
matière, et seulement depuis 2013, est de reverser à l’Assemblée ou à son groupe parlementaire la
fraction du « crédit affecté à la rémunération des collaborateurs » qu’il n’aurait pas utilisée dans ce
cadre.
Dans l’affaire qui concerne les sommes que François Fillon a versées à son épouse, il n’y a donc pas
eu transgression de la Loi, d’autant qu’à l’époque des faits incriminés, le député pouvait légalement
garder pour lui la part de ce « crédit affecté à la rémunération des collaborateurs » qu’il n’utilisait
pas à cet effet.
Ces sommes ne font d’ailleurs l’objet d’aucun suivi ni contrôle par la Cour des Comptes, pourtant en
charge de contrôler le bon emploi et la bonne gestion des fonds publics y compris dans les
organismes non dotés de comptable public, ce qui prouve bien qu’il ne s’agit pas « d’argent public »,
comme le martèlent les médias à longueur de journée depuis huit jours ! Il ne s’agit pas non plus
« d’emploi fictif », celui-ci étant défini comme un emploi dans lequel la personne perçoit
une rémunération pour une activité qu'elle n'exerce pas, en poursuivant des activités partisanes ou
militantes au lieu d'effectuer le travail pour lequel elle est censée être rémunérée. Ce n’est
clairement pas le cas de Madame Fillon ni de ses enfants !
Faute d’argument juridique, les médias et les élus de gauche ont donc placé cette affaire sur le plan
de la « Morale » ! En jetant en pâture à un Peuple déjà écoeuré par le comportement des dirigeants
de la France depuis 5 ans, des sommes brutes totalisant quelques quinze années de rémunération, ils
savaient qu’ils allaient provoquer l’indignation générale, surtout concernant le candidat qui se
présentait comme le champion de la probité et de l’intégrité. Son épouse, bénéficiaire de cette
rémunération, ayant déclaré à plusieurs reprises dans le passé qu’elle ne s’était jamais impliquée
dans la carrière de son mari et n’avait jamais été « officiellement son assistante » (ce qui en anglais,
dans l’interview au Daily Telegraph en 2007, désigne plutôt une secrétaire à temps plein), on tenait là
la preuve de sa culpabilité ; fermez le ban !
Voilà donc le spectre des emplois fictifs qui revient, sans aucun fondement juridique ! Juppé, sort de
ce corps !
Reprenons nos esprits :
Quand la Loi vous octroie une rémunération partiellement constituée d’indemnités et de crédits liés
à votre fonction de député, très particulière et comparable à nulle autre dans la société civile, qu’elle
vous confère l’usage totalement discrétionnaire de cette rémunération, que vous avez une famille de
5 enfants en province tandis que vous enchaînez à Paris les réunions, séances, commissions, rendezvous,
que vous passez vos week-end à assister aux inaugurations diverses, réunions associatives et
publiques, manifestations officielles, puis accédez à des responsabilités ministérielles, enchainez des
déplacements tous azimuts et enfin prenez la tâche écrasante de Premier Ministre, est-ce si
scandaleux de décider de salarier votre épouse qui assure pour vous depuis près de 20 ans,
bénévolement, non seulement toute votre logistique familiale et l’éducation des enfants, mais aussi
votre relais dans la circonscription, traitant le courrier que vous adressent ses habitants, leurs
demandes, leurs doléances, tout ça au quotidien, en allant faire son marché, prendre son pain, à la
sortie de l’école ?... Seriez-vous totalement disponible pour ce travail « H 24 » au service de la
Nation, samedi et dimanche compris, sans le travail et l’aide de tous les jours de celle qui vous
décharge de tout ce qui fait la vie d’un chef de famille, de surcroît en vous représentant au quotidien
dans votre circonscription en dehors des circuits officiels par une présence discrète et une vraie
disponibilité pour vos électeurs ? Vu d’aujourd’hui, quand nos cerveaux sont infestés de
« conformité », de prévention des conflits d’intérêt, de lutte anti- blanchiment, bref, de tout ce que
les technocrates non élus de Bruxelles et Paris nous infligent de procédures et de punitions
quotidiennes depuis 5 ans, dans tous les domaines, ce que François Fillon a fait pourrait sembler
choquant, et encore ! Mais en 1998, en 2007 ? Et dès lors que son statut de député et le règlement
de l’Assemblée le lui permettaient en toute légalité ? Car il y en a aussi assez de considérer les mères
de familles nombreuses au foyer comme des dilettantes sans emploi à l’aune de cette culture
libertaire soixante-huitarde qui veut libérer la femme de tout ce qui fait la noblesse de son état ! Les
« femmes sans profession », elles sont chauffeur, cuisinières, éducatrices, couturières, livreur,
infirmières, banquières et, quand elles sont en plus épouses de parlementaires, elles sont le relais de
leur mari en continu sur le terrain. Elles méritent à tel point d’être rémunérées que la Cour de
Cassation a elle-même instauré une jurisprudence il y a vingt ans dite de « la prestation
compensatoire », considérant que quand l’épouse ne travaille pas, alors qu’elle aurait les moyens de
le faire, pour, d’un commun accord avec son conjoint, s’occuper des enfants et de l’intendance
familiale, on peut estimer que la moitié de la rémunération du mari revient de droit à son épouse.
Cette jurisprudence s’applique notamment lors de la succession du mari, qui permet à sa veuve de
conserver la motié des sommes figurant sur les comptes de la communauté, hors succcession.
Mais tout ceci n’est pas un argument recevable pour nos bons apôtres qui de toute façon ne savent
pas ce qu’est une famille nombreuse, voire une famille tout court et s’en moquent car cela ne les
intéresse pas ; en revanche, un potentiel futur Président de la République, chrétien, partisan d’une
vraie politique familiale et de réformes profondes de la puissance publique mettant en cause les
rentes de la République dont profitent grassement fonctionnaires, syndicalistes, médias et cette
oligarchie bancaire et financière dans l’ombre des cercles d’influence, c’est l’homme à abattre,
comme Hervé Gaymard en 2005.
« A ces mots, l’on cria haro sur le baudet »... « Ce pelé, ce vilain, ce galeux » !
Surfant sur cette propagande misérabiliste qui consiste à pointer du doigt des rémunérations de
5.000, 7500, voire 9.000 € par mois, en les comparant à celle que perçoivent des ouvriers ou des
fonctionnaires, de 1.500 € , à « la sueur de leur front » eux, nos bons apôtres prennent le Peuple à
témoin de ce scandale, avant d’aller dîner entre soi dans une grande table parisienne et se coucher
dans des draps de soie au coeur de leur bel appartement haussmannien du 6ème ou, plus tendance, du
11ème arrondissement ! Leur morale, non, merci !
Car tous ceux, journalistes, vedettes du petit écran, commentateurs pontifiants et élus de toute la
gauche,qui s’indignent dans un même effroi, une même pamoison devant l’indicible, sont tous à leur
façon des rentiers de la République, et pour nombre d’entre eux bénéficient depuis des lustres de
postes, d’avantages, de rémunérations mirobolantes, de commissions, de niches fiscales et j’en
passe, à leur seul profit, grâce à la complaisance des politiques ! Leur Morale, non, merci !
Moral, un Président de la République qui installe sa maîtresse à l’Elysée, avec bureau et
collaborateurs sans compter les agents de sécurité ? Non, merci !
Moral, le même Président qui se fait conduire en scooter par un membre de son service de
protection pour aller conter fleurette à son autre maîtresse rue du Cirque ? Non, merci !
Moral, ce même Président qui livrant à deux journalistes des secrets défense, est passible de haute
trahison, mais finit tranquillement son quinquennat en ourdissant ses coups fourés jusqu’au bout
contre ses adversaires et ses amis ? Non, merci !
Moral, le Directeur de l’Humanité, journal totalement subventionné par l’Etat, qui se paye
grassement - plus de 500.000 € nets en 9 ans paraît-il – avant de prendre la tête du parti
communiste ? Non, merci !
Moral, l’effacement pur et simple de la dette du même journal à l’égard de l’Etat, et donc du
contribuable, par une assemblée nationale de gauche, pendant que ledit journal continue à recruter
des journalistes avec un statut de cadres confortablement rémunérés ? Non, merci !
Moral, un jeune inspecteur des finances qui se met en disponibilité de son corps pour filer chez
Rotschild gagner des ponts d’or, sans doute par son seul talent mais bien recommandé au patron de
cette noble Maison par quelques « puissants », Jacques, Alain, Serge, Bernard, Patrick, ses mentors
d’hier et aujourd’hui, avant, le moment étant venu de préparer son ascension politique, de regagner
la confortable inspection des finances, puis l’Elysée, puis Bercy, où il utilisera budget de « frais de
bouche » et collaborateurs du cabinet à préparer sa mise « En Marche », détournant ainsi des fonds
publics à son seul profit si l’on en croit le livre « Dans l’enfer de Bercy » ? Non, merci !
Moral, qu’un des propriétaires du « Monde », ce journal donneur de leçons et grand éducateur du
peuple, par ailleurs subventionné par le contribuable à hauteur de 17 millions d’euros par an, soit en
même temps directeur général de la Banque Lazard et un soutien avéré de François Hollande ? Non,
merci !
Morale, cette collusion consanguine prouvée et permanente entre le monde de la finance, les médias
et le pouvoir, qui met le pays en coupe réglée à son profit sur le dos des classes moyennes en les
manipulant par une désinformation honteuse à longueur de journée ? Non, merci !
Moral, le taux de TVA de 2,1% accordé généreusement à la presse par la gauche, quand celui de la
baguette de pain est de 5,5 % ? Non, merci !
Moral, les journalistes qui ne sont imposés que sur 64 % de leur salaire net imposable grâce, entre
autres, à une enveloppe de 10.000 € de frais de représentation sans justification à fournir et à un
abattement supplémentaire de 7.650 € accordé par Monsieur Jospin cumulable avec les autres ?
Non, merci !
Moral, ces présentateurs vedettes de la télévision publique, qui possèdent leur propre société de
programmation qui revend à leur chaîne à prix d’or des programmes accablants de médiocrité et de
voyeurisme, flattant les plus bas instincts d’un peuple à la dérive, tandis qu’eux font fortune sur le
dos du contribuable ? Non, merci !
Moral, l’absentéisme dans la fonction publique à qui le gouvernement de Monsieur Hollande a fait
cadeau des jours de carence institués par son prédécesseur, quand il y en a trois dans le privé ? Non,
merci !
Moral, ces innombrables emplois fictifs de permanents syndicaux, de milliers de fonctionnaires payés
par nos impôts à ne rien faire ? Non, merci !
Moral, les subventions de l’Etat aux grandes centrales syndicales, notamment la CGT, annexe du Parti
communiste, et FO, dont les dirigeants ont récemment déclaré que si François Fillon est élu Président
de la République et applique son programme d’économies, ils en appelleront à la rue pour s’opposer
à l’expression du suffrage universel ? Non, merci !
Moral, ces « zadistes », communistes ou anarchistes radicaux ultra violents qui mettent à sac un
quartier de Nantes au nom de l’écologie pour s’opposer à la construction d’un nouvel aéroport
nécessaire et bénéfique pour les habitants de la ville et le développement de la région, tacitement
soutenus par le pouvoir qui interdit aux forces de l’ordre d’intervenir ? Non, merci !
Moral enfin, nos 6 millions de chômeurs acceptés par nos élites, la progression de la pauvreté, les
suicides de nos agriculteurs abandonnés par l’Etat ? Non, merci !
Que François Fillon ait eu la faiblesse de profiter des avantages que sa fonction lui laissait, en toute
légalité, c’est possible, comme tant d’autres.
Que son message sur la probité et l’intégrité des hommes politiques soit désormais inaudible, c’est
probable, mais lui n’est apparemment pas coupable de détournement d’argent public, sauf à ce que
le juge change le droit ; ce n’est pas le cas de beaucoup de ceux qui se pressent sur les plateaux télé
au premier rang des nouveaux indignés !
Ce qu’on demande à un homme politique, c’est de respecter la Loi dont il impose le respect aux
citoyens. C’est, semble-t-il, le cas du candidat élu à la primaire de la droite et du centre.
Que François Fillon ne soit pas parfait, saint et sans péché, malgré sa proximité d’avec l’abbaye de
Solesmes, c’est certain et même heureux !
Mais ne nous trompons pas de combat : c’est lui et lui seul qui peut donner un coup de pied dans
cette monstrueuse fourmilière de tous ces privilégiés de la République qui bloquent toute
modernisation, toute réforme en profondeur de la France pour conserver leur pouvoir et leurs
prébendes.
C’est lui et lui seul qui peut arrêter la dérive communautariste qui gangrène notre pays et risque de
faire un jour prochain basculer la France dans la guerre civile.
C’est lui et lui seul qui peut relancer notre économie, combattre le chômage et la pauvreté, remettre
la famille au coeur de notre société, refonder l’éducation nationale, restaurer notre puissance et nous
rendre notre fierté comme notre Liberté.
Puisque nos grands élus de la droite et du centre tremblent devant le scandale et la manipulation,
bafouillent devant les journalistes, subissent la tempête au lieu de l’affronter, rendent déjà les armes
et, pour certains, s’empressent de refaire leurs petits calculs de carrière dans un nouveau scénario,
c’est à nous, les électeurs, le peuple, les citoyens qui par notre travail et notre inlassable volonté de
transmettre nos valeurs à nos enfants, à commencer par notre Liberté, tenons la France à bout de
bras depuis tant d’années envers et contre tout, de nous rebeller contre cette manipulation
commanditée par le pouvoir en place et ses réseaux de l’ombre, d’inonder les réseaux sociaux pour
que la peur change de camp, d’aller parler aux gens, dans la rue, dans nos entreprises, dans nos
campagnes, chez le boulanger, le coiffeur, le médecin, sur les marchés (les vrais, pas les financiers),
pour que se lève une fronde populaire contre cette oligarchie arrogante, malfaisante et nuisible.
C’est notre République, c’est notre démocratie, imparfaite mais préférable à cette dictature qui
s’instille depuis des années dans notre vie quotidienne à visage couvert, c’est notre élection
présidentielle, c’est notre France qu’il s’agit de sauver aujourd’hui, avant qu’il ne soit trop tard !
François Fillon, maintenant, plus que jamais, oui, merci!
François-Xavier Serraz