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A, B, C, c comme censure

Publié par Legrand

Une rose à 3 coeurs.

Une rose à 3 coeurs.

            Je relate ici des faits qui montrent que la censure peut se faire insidieusement, au même titre que la désinformation.

            J'insère d'abord une lettre adressée au journal régional l'union qui expose clairement les raisons de ma demande d'interview (refusée) d'une part, et de ma lettre consécutive à ce refus, d'autre part.

            J'ai posté cette lettre le samedi matin 21 novembre et j'ai reçu appel téléphonique du journal le lundi 23 pour un rendez-vous le jeudi 26.

            Connaissant la propension des journalistes à reformuler les phrases à leur convenance et à tronquer les textes, j'ai préparé un exposé que j'ai remis à la consultante en lui précisant que je respectais son métier et que je n'imposais pas ce texte, mais que je souhaitais un article qui ne le contredise pas.

            Je précisais que je serais présent à un salon du livre le 29 dans le Nord et à un marché de Noël le 30 novembre, dans la région.

            L'article est paru le vendredi 4 décembre

          J'insère en 1) la lettre précitée, puis en 2) l'exposé proposé pour la réalisation de l'article et enfin, en 3) l'article lui-même.

            Chacun constatera l'efficacité de la désinformation insidieuse, comme de la censure par omission.

 

1) la lettre

 

                                                                                              le 20 novembre 2015

 

Monsieur le Directeur de la Publication,

 

                    " l'Union

                    Grand quotidien issu de la Résistance"

 

                             Tel était le titre du journal quand j'étais enfant et dans lequel j'apprenais à lire. J'y reviendrai, je vais d'abord vous préciser ce qui fait l'objet de cette lettre.

                             Je suis auteur axonais et j'ai publié 3 livres sous le nom d'auteur Charles André Legrand. Mes livres sont les suivants :

                             L'Entonnoir : récit d'une mésaventure;

                             L'Atomium : essai dans le contexte de l'invasion de l'Irak en 2003;

                             Voiles et autres poèmes : poèmes qui m'ont valu des récompenses lors de concours internationaux de poésie plusieurs années consécutives, ce qui m'a convaincu de publier.

                             Ils ont été publiés en même temps (2011 et 2012) ce qui est une erreur, que je ne mesure qu'aujourd'hui, de plus chez un éditeur qui est boudé par les libraires.

                             En 2013, j'avais un bon contact avec monsieur A et j'obtins un rendez-vous que je dus malheureusement annuler en raison de l'hospitalisation d'urgence de ma femme, atteinte d'une pneumonie.

                             Je fus interviewé quelque temps plus tard par B qui me fit un article avec photo. Plusieurs points ne me donnèrent pas satisfaction, mais je gardai le silence.

                             J'ai participé à de nombreux salons en Picardie, notamment celui de Merlieux, et je posais ma candidature pour ceux de (S) organisés par une toute nouvelle association pour laquelle vous avez fait un encart. La librairie que je connais bien me promettait une participation, je remplissais l'imprimé et, sur le tard, je recevais un e-mail de l'association m'informant du rejet par le "comité de lecture" et du fait que je n'avais pas publié depuis plusieurs années.

                             Le salon regroupant 60 écrivains, je doute fort de l'effectivité de la lecture. J'ai invité le Président à venir me rendre visite à mon stand à la Fête du Livre de Merlieux qui se tenait avant celui de (S), certainement le plus important salon de la région, où je me proposais de lui offrir mes ouvrages dédicacés. Je ne l'ai pas vu. C'est ainsi qu'habitant à 10 km de (S), je n'ai pas pu figurer parmi les auteurs locaux. J'ai remarqué que mon éditeur était ignoré, malgré de nombreux auteurs axonais ayant publié chez lui. Est-ce parce que cet éditeur est parisien? Est-ce une raison pour brimer les auteurs? J'avais fait une recherche d'éditeur dans l'Aisne, aucun ne répondait à mon profil car ils sont très spécialisés. S'agit-il d'une censure? Je demeure avec mon questionnement.

                             J'ai donc envisagé de remédier à cette injustice en demandant à la presse de m'accorder un article sous le titre : la poésie, un art majeur oublié.

                             J'ai donc repris contact avec monsieur A, qui m'a dirigé sur monsieur C. Nous avions un rendez-vous le 12 novembre à 14 heures, il m'a téléphoné dans la matinée pour l'annuler et m'a dirigé sur D. Je l'ai contactée et ainsi a débuté un parcours Kafkaïen entre diverses personnes qui m'a conduit à téléphoner à votre siège social où j'ai été éconduit vertement par E. Je lui ai demandé ce qu'il connaissait de moi, il m'a dit se référer à la page Google. Il avait cherché à André Legrand et était tombé sur un historien du droit. Je lui ai dit de chercher à Charles André Legrand, ce qu'il a fait et il m'a dit : "des écrivains il y en a plein les salons". En un certain sens, ce n'est pas faux, il y a davantage d'auteurs et de moins en moins de lecteurs, mais tout de même... les salons sont faits pour les réunir.

                             J'ai contacté à nouveau D pour lui dire que je ne comprenais pas l'attitude du journal à mon égard et que je souhaitais une explication. Elle m'a répondu que le journal est libre et que c'est lui qui fait ses choix. Un autre argument est celui de l'attachement à un événement. Le sponsor attend de l'événement qu'il sponsorise une retombée financière. Je n'ai pas connaissance qu'un journal d'information doive fournir autre chose que de l'information objective, c'est tout ce que demande le lecteur et c'est ce qui motive son intérêt, lequel, en retour, devient également le propre intérêt du journal. Y a-t-il autre chose que j'ignore? J'aimerais le savoir. Une "sensibilité" politique ne doit pas exclure le souci d'objectivité dans la relation des faits, les commentaires restant libres et à l'appréciation de chacun.

                             Et je reviens à l'en-tête de cette lettre : l'Union, grand quotidien d'information issu de la Résistance.

                             Le journal est libre, me dit-on. Au nom de cette liberté, le dimanche 1er novembre,  vous avez consacré une page entière à un historien, essayiste, W, sous le titre : "le communisme est mort", article émanant de Z, de l'ALP.

                             On peut dire tout aussi bien, à l'instar de Nietzsche : "Dieu est mort". Mais en réalité qu'est-ce qui est mort sinon une certaine représentation autant du communisme que d'un Dieu hypothétique que chacun se représente à sa façon? Pour être bref, je dirai seulement que le communisme véritable n'a jamais existé, seules ont existé des dictatures qui se prévalaient d'un idéal communiste pour mieux asservir les peuples. Si le communisme a existé, ce n'est jamais qu'au sein de peuplades primitives comme on en voit encore en Amazonie, par exemple et que la modernité barbare est en train de détruire. Le retour à de telles sociétés ne pourrait résulter que de guerres cataclysmiques que je n'ose entrevoir. Par conséquent, il serait équitable de procéder également à l'étude de toutes les dictatures, notamment celles qui émanaient d'un anti-communisme virulent et violent. Combien de personnes innocentes ont été persécutées par le maccarthysme? Il serait intéressant d'étudier toutes ces dictatures fomentées par les Etats-Unis tant sur le continent américain que sur les continents africain et asiatique et tous les assassinats perpétrés par la CIA qui vont avec.

                             Quel rapport avec la Résistance? De Gaulle avait retiré la France du commandement intégré de l'OTAN et renvoyé les Américains outre atlantique. Il avait évoqué cette "Europe de l'Atlantique à l'Oural" qu'aujourd'hui, l'OTAN est en train de diviser au moyen de l'installation de bases américaines disposées en arc de cercle le long de la frontière russe. Il lui manque encore un second arc le long des pays du moyen orient, ce qui est en cours de réalisation, et c'est là qu'intervient Vladimir Poutine.

                             Je cite votre article car il est particulièrement édifiant:

                             "Je ne pense pas que Poutine croie encore à l'idéologie communiste, estime W, même s'il a été formé à cette école. Mais il est incontestablement nostalgique de l'empire soviétique, de ce que représente l'URSS comme grande puissance. Il y a donc chez lui un héritage plus géopolitique qu'idéologique. Il a la volonté, comme le montre l'annexion de la Crimée et peut-être demain la partition de l'Ukraine et l'absorption de la Moldavie, de recréer une sorte d'Union soviétique qui pèsera sur la scène internationale. L'action de la Russie en Syrie procède du même fonctionnement : cette diplomatie de la malveillance qui le conduit à soutenir Assad, est destinée à entretenir l'influence russe dans cette partie du monde. Il ne faut pas oublier que Poutine est issu du KGB. C'est un excellent tacticien."

                             Afin de ne rien oublier, il faudrait préciser aussi : Le gaullisme est mort.

                             La mort du gaullisme et de l'esprit de résistance a commencé dès la création de l'Europe : elle s'est faite sous la houlette des USA et de l'OTAN. Comme entre les deux guerres, l'Allemagne a été favorisée par les USA, justement pour l'éloigner de la Russie et avec elle, l'Europe tout entière. En Ukraine, les USA ont dépensé 5 milliards de dollars pour fomenter la révolution. C'est Mac Cain lui-même qui s'en vante. Ceci s'est fait sur le dos de l'Europe, une déléguée américaine, Patricia Nuland a affirmé : "Fuck the Europe". J'imagine que vous comprenez l'anglais mieux que moi puisque votre actionnaire principal se nomme : NEW POLE CAP (INC).

                             La CIA s'est servie des néo-nazis qui pullulent en Ukraine pour fomenter les troubles et conduire à sa tête l'un d'entre eux qui s'est empressé d'interdire la langue russe, qui est une des langues traditionnelles dans ce pays. C'est le peuple de Crimée lui-même qui a demandé son rattachement à la Russie, par référendum. Quand bien même Poutine aurait favorisé ce rattachement, il n'a fait que défendre son pays contre les avancées militaires de l'OTAN : c'est un Président responsable qui a exercé le devoir de protéger son pays : ne pas laisser le port de Sébastopol tomber aux mains de l'OTAN. En Moldavie, il y a eu des pressions de l'OTAN pour provoquer le rattachement de ce pays à l'Europe, comme ce fut le cas de tous ces pays de l'ancien bloc de l'Est, entrés dans l'Europe. Je ne parle pas de la Yougoslavie et du Kosovo où le sang a été répandu abondamment.

                             Dans la crise syrienne, la CIA se sert des islamistes que les USA avaient armés et formés contre la Russie en Afghanistan (afin de faire de ce pays un piège de type nouveau Viêt-Nam) pour mettre fin au régime de Bachar al-Assad et ce, dans le but d'asseoir l'hégémonie d'Israël dans la région. Notre ministre des Affaires Etrangères a vanté le "bon boulot" que fait Al-Nosra en Syrie, groupe créé de toute pièce par la CIA sous l'appellation de rebelles "modérés", dans leur façon de décapiter les chrétiens, peut-être ?

                             "La Russie veut la guerre, regardez : ils ont placé leur pays près des bases américaines". La Russie ne veut pas la guerre, mais elle y est prête si cela s'avère la réalité.

                             La diplomatie de Vladimir  Poutine est tout le contraire de malveillante. Il faut écouter son discours à la tribune de l'ONU où il dit à l'adresse des USA : "Avez-vous conscience de ce que vous avez fait?" Il faut aussi prendre conscience que l'intervention de la Russie est une chance pour l'Europe qui s'est trompée de camp : le temps est venu de renouer avec la Russie puisque les USA sont en train de perdre la main. Après la chute du mur de Berlin, les USA se sont cru tout permis et ont mis en oeuvre leur stratégie du chaos. Ce n'est pas moi qui l'invente, ce sont les élites américaines qui observent et écoutent ce gouvernement occulte, "l'Etat profond" qui subsiste quel que soit le choix du Président, elles le disent haut et fort. Encore faut-il prêter l'oreille.

                             Je pourrais encore continuer ce discours mais c'est là, Monsieur le Directeur que j'ai à vous dire le principal. Qu'un journaliste prétende avoir lu le livre de la personne interviewée alors que c'est faux, c'est dommage, il aurait été si simple de dire la vérité d'emblée, on peut comprendre et s'adapter. Qu'on m'évoque un soi-disant comité de lecture pour justifier un rejet, c'est déjà plus cruel, mais qu'on me dise que le journal ne peut pas satisfaire aux exigences de tous ses lecteurs est encore beaucoup plus grave, car au départ, je n'avais aucune exigence, seulement une demande afin de réparer une injustice puis, une exigence, sans doute, celle de l'honnêteté et de la vérité et c'est là, en réalité que le bât blesse.

                             Vous avez consacré une page entière à cet essayiste qui n'est que le porte-parole de la propagande étatsunienne, il ne s'agit plus d'un traité d'histoire quand l'analyse n'est pas objective, mais bien d'un essai, d'une interprétation personnelle de l'histoire qui déforme la réalité des faits. J'ai exprimé mes observations, mais vous êtes certainement encore mieux informé que moi, sinon que feriez-vous à la tête d'un journal, régional, certes, mais qui traite également de l'actualité nationale, l'actualité internationale n'apparaissant qu'en filigrane?

                             Et je me dis : voilà un journal qui consacre une page entière à une propagande de l'OTAN, cet OTAN qui fait de l'Europe son terrain de jeu : la France et l'Europe sont des vassales qui prennent leurs ordres à Washington. Etes-vous encore un journal libre, si vous cédez aux exigences de votre actionnaire principal et qu'en même temps vous refusez d'entendre l'un de vos lecteurs, un poète, un peu philosophe et attaché au parler vrai? Ce sont vos lecteurs qui vous rémunèrent et votre actionnaire se rémunère sur les bénéfices de vos ventes.

                             Soudain, j'ai peur : les lecteurs ne seraient que de l'argent de poche. Le nerf de la guerre, ce seraient les subventions, les rentrées publicitaires, ou que sais-je encore....?

                             J'ai peur de me tromper. Je me sens mal...

                             Mon franc-parler vous fait peur? Rassurez-vous, Monsieur le Directeur, je ne veux de mal à personne, je ne suis d'aucun parti politique, d'aucune obédience maçonnique, d'aucune secte religieuse ou pas, je suis un homme libre, sinon, il y a certainement longtemps que j'aurais eu une page entière dans un journal, non? Et que je n'aurais pas eu à chercher pour me faire éditer?

                             Peut-être aussi que si l'on m'avait prêté davantage d'attention, je n'aurais pas songé à dire tout ceci qui, au fond, me cause quelque peine, j'aurais préféré n'avoir rien à dire de tel.

                             Imaginez un pays qui perd ses poètes, ses philosophes (où sont passés les grands penseurs, nos grands philosophes, seraient-ils tous devenus journalistes? Ou l'inverse?), la presse écrite qui perd ses lecteurs, ses abonnés, un pays qui perd sa sève : c'est ce qui se passe actuellement, Monsieur le Directeur, et vous seriez parmi ceux qui en sont complices, sinon la cause? C'est à vous de juger si la poésie et la philosophie ont le droit de cité, si elles ont droit à ne serait-ce qu'une moitié de page dans votre journal, ou rien du tout.

                             Je vous prie d'agréer, Monsieur le Directeur, l'expression de mes sentiments distingués.

Charles André Legrand

 

2) l'exposé

 

L'ENTONNOIR

L'ATOMIUM

                                                           VOILES et autres poème

 

 

 

 

A quoi sert le poète?

 

 

            "Chatterton : − L'Angleterre est un vaisseau. Notre île en a la forme : la proue tournée au nord, elle est comme à l'ancre au milieu des mers, surveillant le continent. Sans cesse elle tire de ses flancs d'autres vaisseaux faits à son image, et qui vont la représenter sur toutes les côtes du monde. Mais c'est à bord du grand navire qu'est notre ouvrage à tous. Le Roi, les Lords, les Communes sont au pavillon, au gouvernail et à la boussole; nous autres, nous devons tous avoir les mains aux cordages, monter aux mâts, tendre les voiles et charger les canons : nous sommes tous de l'équipage, et nul n'est inutile dans la manoeuvre de notre glorieux navire.

            M. Beckford : Pas mal! pas mal! quoiqu'il fasse encore de la poésie; mais en admettant votre idée, vous voyez que j'ai encore raison. Que diable peut faire le Poète dans la manœuvre? (un moment d'attente)

            Chatterton : Il lit dans les astres la route que nous montre le doigt du Seigneur."

            Stello, d'Alfred de Vigny (C'est la société qui a tué le poète)

 

 

 

 

 

 

            L'Entonnoir est le récit d'une mésaventure : un banal accident de vélo contre auto se termine par un parcours hospitalier digne des couloirs du Château de Kakfa. C'est une histoire ancienne (2010), je n'insiste pas, mais c'est du vécu qui vaut la peine.

            L'Atomium est un récit allégorique suivant l'image du bateau à la dérive qui fournit le prétexte à une discussion à bâtons rompus sur des sujets politiques et économiques, lesquels ouvrent une piste à l'émergence d'une spiritualité, laïque ou pas.

            A l'origine, c'est un court texte ancien (1976) qui a été repris et augmenté consécutivement à l'invasion de l'Irak par G.W. Bush, en 2003.

            Il y a un étrange parallélisme entre des extrémistes fanatiques qui prétendent agir au nom d'un Dieu exclusif et le président du pays le plus puissant du monde qui prétend mener une croisade contre l'Axe du Mal, croisade bénie par le Dieu Constitutionnel des Etats-Unis. Serions-nous revenus au Moyen Age, au temps des Croisades et des guerres de religions? Malgré ce qui en est retenu, le Moyen Age fut un creuset spirituel fort méconnu et cette façon d'y retourner n'est pas la plus digne de notre humanité.  Nous en vivons les conséquences.

            Cet étrange parallélisme constitue une énigme qui est symbolisée sur la couverture du livre par la représentation d'un tétraèdre coiffant l'Amérique. Ce tétraèdre est figuré par 4 boules indépendantes, reliées entre elles par des barres invisibles suggérées par le dessin.

            A la base, 3 boules portent chacune l'initiale de leur dénomination :  H comme l'Homme, M comme le Monde, D comme le Dieu constitutionnel américain. La boule située au sommet porte un point d'interrogation. Quel est donc son signifiant?

            Il faudra lire le livre pour le savoir, mais il est facile de le deviner : puisque le Dieu constitutionnel n'est pas un Dieu transcendantal, mais un Dieu fonctionnel au plan sociétal, c'est qu'autre chose, aux USA, fonctionne en lieu et place d'une véritable transcendance à caractère divin. Cette autre chose s'est répandue sur le monde entier et l'a empoisonné.

            On comprendra que ce n'est pas selon ce schéma que fonctionne la spiritualité : les spiritualités sont la quintessence des religions. Les religions ont une forte tendance à diverger, alors que les spiritualités convergent, par delà leurs différences.

            Un bref regard sur le christianisme et les spiritualités orientales laisse entrevoir le point d'émergence de la spiritualité : la spiritualité n'est pas conférée par un objet ou un vêtement visible, ni même une marque à la cendre sur le front, la spiritualité vraie ne transparaît qu'au travers de l'attitude. Ceci est valable pour tous les courants religieux ou spirituels, même sans dieu, comme l'est le bouddhisme, notamment. Ceci explique les bienfaits du yoga : il est l'art de maîtriser l'attitude et cette maîtrise est la porte qui ouvre sur la spiritualité, l'attitude dans la vie de tous les jours.

            Cette attitude est décisive quand il s'agit des personnalités qui nous gouvernent et qui gèrent les problèmes mondiaux, qui décident de la paix ou de la guerre.

            On comprend aujourd'hui beaucoup mieux la résolution de cette énigme puisque l'on sait maintenant que les Etats-Unis (le Pentagone, la CIA et l'OTAN) ont eux-mêmes créé Al-Qaïda et Daesh en les armant et les finançant (contre la Russie d'abord, en Afghanistan puis, contre les Etats forts du moyen orient), mettant ainsi en oeuvre la stratégie du chaos actuellement en cours en Syrie (et en Ukraine), mais en passe d'être contrecarrée par l'immense sagesse de Vladimir Poutine face aux agressions de l'OTAN.  Une anecdote circule sur le net : "Les Russes veulent la guerre, regardez, ils ont placé leur pays à côté des bases américaines".

            Notre pauvre Europe est elle-même le jouet du Pentagone, de la CIA et de l'OTAN. Une déléguée américaine, Victoria Nuland a déclaré textuellement, à propos de la crise fomentée en Ukraine au prix d'une dépense de 5 milliards de dollars : "Fuck the EU".

            Ce qui est en jeu est la transformation du monde par les USA selon leur modèle sociétal qu'ils jugent être le meilleur et applicable au monde entier. C'est la "mondialisation" en marche, à la fois économique et ethnologique : mélange par la force des populations pour mieux les asservir. Ceci implique la destruction de ce qui ne leur ressemble pas, ceci implique la perspective calculée de la guerre, incluant l'utilisation de la force nucléaire.

 

Voiles et autres poèmes

            La poésie est un art majeur méconnu, voire oublié. Je ne peux pas imaginer que cette transformation du monde se fasse sans que le poète ait son mot à dire, ou que sa parole soit omise. Pour permettre les transformations sociales, autant que l'asservissement aux idées dominantes, le politique travaille sur le maniement du langage et ainsi réussit à manipuler les foules. De ce point de vue, ce recueil est complémentaire de l'Atomium car il met en exergue ce que la société tend à rejeter : les expériences individuelles ineffables qui redonnent un sens à ce qui n'en comporte plus. Notre société contemporaine est une entreprise de nivellement par le bas : elle prône l'égalitarisme alors que l'idéal d'égalité est avant tout l'égalité en droit. L'égalitarisme est une arnaque en esprit : on prétend la justifier par le refus de "l'élitisme".

            Je veux simplement montrer que la spiritualité n'est pas une affaire d'élitisme, mais une affaire d'attitude, des grands comme des petits, des riches comme des pauvres, des lettrés comme des moins lettrés et que la culture ou l'érudition ne vont pas nécessairement avec la spiritualité, bien qu'elles soient des voies d'excellences, la culture offrant les clés nécessaires à la compréhension du monde, de son histoire et de son mouvement. La spiritualité n'est pas non plus quelque chose d'acquis une fois pour toute : c'est une attitude de chaque instant, une vigilance permanente. Et la poésie, justement, permet de supporter cette vigilance, cette éthique personnelle, car elle est une attitude d'accueil et de réceptivité, de sensibilité.

            La poésie est un travail du langage qui prend appui sur le réel ordinaire, mais aussi sur  des instants vécus de façon fugace et imprévue : il faut apprendre à les saisir, à les retenir pour en exprimer toute la subtilité, car les mots ne rendent pas compte de la totalité de la réalité, ils ne collent pas à la chose quand il s'agit d'émotions parfois incompréhensibles sur le moment.

            Je suis un homme libre de toute obédience politique ou religieuse et cette liberté me permet de dire ce que je pense et ce que je ressens. Ceci touche quelquefois à ce qu'on appelle le paranormal. Qu'est-ce qui est normal, qu'est-ce qui ne l'est pas? Quand je dis paranormal, je parle d'une sensibilité à la présence des proches décédés, par exemple. C'est une longue expérience qui permet de reconnaître, d'admettre que quelque chose s'est produit, qui n'est pas banal. Quand on a une formation scientifique et logique, il faut des années avant d'admettre la possibilité d'une vie après la mort. Peut-on en parler pour autant? Pas toujours.

            Aujourd'hui le monde médical s'ouvre à l'étude des NDE ou, en Français : EMI, expériences de mort imminente. C'est le cas de ces personnes en salle d'opérations : les appareils affichent un électrocardiogramme plat, un électroencéphalogramme plat, cependant, après quelques instants, ils reviennent à la vie et racontent leur passage dans un tunnel et la rencontre avec des personnes qui leur demandent de repartir, que l'heure n'est pas encore venue pour eux. Ils racontent également ce qu'il s'est passé dans la salle pendant ce temps, alors qu'ils étaient déclarés en état de mort clinique.

            La poésie offre une possibilité d'évoquer ce genre de choses sans se laisser enfermer dans un langage prosélyte. Mais ce n'est pas tout, car si la survivance est une réalité, sa connaissance est de nature à transformer l'être humain par le nouveau rapport qui se noue avec l'invisible, avec l'indicible. Le néant est aboli, ainsi que le hasard. Je ne crois plus au hasard, mais à ces instants numineux décrits par Rudolf Otto, puis Carl Gustav Jung.

            Là réside mon rapport singulier à Mallarmé, pour qui "Un coup de dés jamais n'abolira le hasard".

            Il ne s'agit pas de privilégier l'au-delà par rapport à l'existence terrestre, il ne s'agit pas d'aimer un Dieu avant tout, au mépris de l'existence humaine, mais d'abord d'aimer l'Homme et découvrir en lui l'étincelle divine qui l'illumine intérieurement. Cette découverte peut aussi bien se réaliser au sein de la nature, ne pas chercher au loin ce qui est au plus proche.

            La transformation de l'être humain n'est plus alors celle voulue par le politique ("changer le quotidien" des Français, par exemple) qui n' a de cesse de réduire les libertés ou de les soumettre à de nouvelles taxes, c'est l'émergence de la spiritualité suturée à la réalité de l'Etre. Et la spiritualité est la véritable liberté, celle qui peut rendre le monde meilleur qu'il n'est.

            Cette liberté est ainsi exprimée par Ibn 'Arabi, Maître soufi andalou (1165-1240) :

            "J'arrivais chez Aaron sur lui la paix! et trouvai Jean qui m'avait devancé chez lui. Je ne t'ai pas vu sur ma route, lui dis-je. Y aurait-il une autre route? Pour chaque individu, il est une route sur laquelle ne chemine que lui. Où sont ces routes? Elles adviennent par le fait de cheminer."

            Ibn 'Arabi, Le voyage spirituel, Edition ACADEMIA Sagesses musulmanes, 1995, page 100 (Le cinquième ciel : Aaron et Jean)

            Ceci montre que les mouvement islamistes fabriqués par les Etats-Unis et inspirés d' interprétations déviantes et de certains pays féodaux du moyen orient ne sont en rien représentatifs d'un islam originel. Le soufisme est la branche mystique de l'islam, très proche et contemporaine de la mystique chrétienne. Pour cette raison, il est fort mal considéré en terre d'islam, sans doute le résultat des anciennes croisades. Il est représenté aujourd'hui par les Derviches tourneurs qui allient musique et danse, confrérie apparue plus tardivement.

            Je pense que l'islam gagnerait beaucoup à se ressourcer à cet âge d'or de l'islam, qui fut aussi, en parallèle, celui de la mystique chrétienne, mais l'histoire ne retient du moyen âge que l'obscurantisme et les sauvageries perpétrées au nom des religions, au nom de Dieu! C'est au retour de ces sauvageries que nous assistons, ce n'est certainement pas la voie la meilleure.

            Toutefois, nous sommes attaqués et nous ne pouvons faire autrement que nous défendre. Le vrai problème reste qu'il ne faut pas se tromper d'adversaire ou d'ennemi, ne pas se tromper de camp. Et quand c'est le cas, de savoir se détourner des faux amis avant qu'il ne soit trop tard.

            Les livres sont en vente uniquement sur commande dans toutes les librairies ou

- chez l'éditeur (la société des écrivains 14, rue des Volontaires 75015 Paris; 01 84 74 10)

- par internet : chez l'éditeur, sur Amazone, à la FNAC, sur le site Chapitre

- directement à l'auteur par le biais de

            http://charles-andre-legrand.societedesecrivains.com/

            http://charlesandrelegrand.over-blog.com/             

            Je serai au marché de Noël à Villers-Cotterêts le dimanche 30 novembre et je dédicacerai ces ouvrages.

 

3) l'article du journal

A, B, C, c comme censure

À propos

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