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Général Antoine Martinez : lettre d'humeur.

Publié par Legrand

Général Antoine Martinez : lettre d'humeur.

Inconscience irresponsable ou collaboration avec l'ennemi ?

A peine quelques semaines après le carnage de Nice et le meurtre barbare d'un prêtre

dans son église par les assassins islamistes, terroristes musulmans qui ont montré que

leurs attaques contre notre société ne connaîtront dorénavant aucune limite ni aucun

tabou, l'ennemi a voulu tester les capacités de réaction de nos institutions avant de passer

à l'étape suivante.

Avec la décision rendue par le Conseil d’État sur l'interdiction contestée du port du burkini,

suivie quelques jours plus tard par l'invalidation par le tribunal administratif des arrêtés pris

par les maires de plusieurs communes, notamment celle de Nice martyrisée, les juges

offrent une victoire à l'islam conquérant conforté dans sa stratégie. « Avec vos lois

démocratiques nous vous coloniserons, avec nos lois coraniques nous vous dominerons »

(cheikh Yousouf al Quaradawi). Il y a cependant beaucoup à dire sur ces juges censés

dire le droit mais qui sont, en réalité, très marqués politiquement. En effet, en raison de

leurs prises de position dans le passé et de plusieurs de leurs actions récentes favorables

à l'immigration, à l'islamisation de la France, à la régularisation des clandestins, à

l'abandon de toute référence nationale et de toute idée de nation, ces juges sont

discrédités. Ils sont incapables de rendre un jugement au nom du peuple français en

respectant la neutralité qu'exige leur fonction. L'ordonnance rendue est donc illégitime.

Ces juges ont considéré que l'interdiction du burkini, accoutrement vestimentaire qui

offense notre culture, uniforme des soldates de l'islam, constituait une mise en cause

d'une liberté individuelle. Mais une liberté peut-elle enfermer les femmes ? Le burkini,

comme la burqa, ne sont-ils pas des instruments au service de la soumission de la femme

et donc de son infériorité, et ne consacrent-il pas l'inégalité entre les hommes et les

femmes, ce qui est contraire à notre droit ? Comment ne pas comprendre que ces

uniformes traduisent le refus affiché et revendiqué du vivre-ensemble – tant évoqué

pourtant par nos responsables politiques – et manifestent clairement le rejet de l'Autre qui

non seulement n'est pas comme soi mais est, en outre, considéré comme corrompu et

impur et dont il faut se protéger ? Et tout cela sans tenir compte des près de 250 morts, et

en particulier ceux de Nice suppliciée, persécutée, torturée, victimes de ces barbares qui

osent introduire un recours en Conseil d’État ! Arrogance de nos ennemis et indécence

des juges !

Alors que l'état d'urgence est en vigueur et que nous sommes en guerre contre un ennemi

à l'extérieur mais avant tout à l'intérieur, comment le Conseil d’État peut-il raisonnablement

ne pas tenir compte de ce contexte explosif et affaiblir à ce point la République face à un

ennemi qui combat ouvertement la démocratie et ses valeurs ? C'est faire preuve

d'inconscience irresponsable. Alors, Il est aujourd'hui urgent, face au péril qui guette la

France, de sortir de cette dictature des juges qui ne sait que confisquer la souveraineté du

peuple en l'empêchant de s'exercer pour des raisons plus idéologiques que juridiques. Et

si le Conseil d’État estime que la décision prise est de nature à apaiser la situation, les

juges se trompent lourdement car ils n'ont pas mesuré le degré d'exaspération des

citoyens. Ces derniers sont de plus en plus nombreux à ne plus supporter l'islamisation

abominable du pays. Ils sont, en effet, confrontés quotidiennement à l'irruption de plus en

plus contestée de burkinis, burqas, qamis, jellabas, niqabs, voiles qui agressent leur

conscience et qui marquent le refus et la haine de notre culture. Une telle décision, plutôt

que d'apaiser les esprits, risque d'alimenter la polémique et provoquer des incidents, voire

des affrontements. Ces juges, obsédés par leur militantisme multiculturaliste et antinational,

n'ont nullement envisagé ce risque. Si cela se produisait, ils en seraient

responsables et cela aurait au moins le mérite de démontrer le bien-fondé des arrêtés sur

l'interdiction du port du burkini, les troubles à l'ordre public étant avérés.

Mais une autre question légitime se pose. Nous sommes en guerre et les juges ne

peuvent pas ne pas tenir compte de cette situation en se retranchant derrière l'alibi du

droit du temps de paix qui n'est pas adapté. En prenant cette décision indécente, ils se

sont abstenus de prendre en compte le fait que la France – mais l'Europe est dans la

même situation – est engagée dans une guerre de civilisations qui, en seulement

quelques mois, a causé la mort de centaines de personnes sur le territoire national. Car ils

acceptent alors, en toute connaissance de cause, d'affaiblir les capacités de défense de la

République, permettant à l'ennemi d'utiliser les faiblesses de la démocratie à son

avantage. Dans ces conditions, ce type de décision devrait donc être considéré comme de

la trahison, de la complicité ou de la collaboration/intelligence avec l'ennemi avec les

conséquences qui en découlent. Une réflexion devrait d'ailleurs être engagée sous cet

angle par un collège d'experts, cette qualification de la faute tombant alors sous le coup

de sanctions sévères (article 411-4 du code pénal : « ...Est puni des mêmes peines (trente

ans de détention criminelle) le fait de fournir ...à une entreprise ou une organisation …

sous contrôle étranger les moyens d'entreprendre des hostilités ou d'accomplir des actes

d'agression contre la France »). Et l'étranger dans cette guerre de civilisations, c'est l'islam

qui appelle ses troupes présentes sur notre territoire au djihad contre la France et sa

culture. Nul doute qu'après cette décision obtenue grâce à la lâcheté des juges, l'ennemi

voudra bientôt célébrer sa victoire à sa façon, c'est à dire sanglante. Ce sera la prochaine

étape. Et nos gouvernants auront, une fois de plus, l'outrecuidance de nous dire qu'il ne

faut pas faire d'amalgame.

Il revient donc à présent au politique de prendre ses responsabilités et d'envisager

rapidement les réformes nécessaires pour sortir de cette situation anti-démocratique

instaurée par la dictature des juges qui conduit à confisquer au peuple son expression. Il

faut dire que les valeurs énoncées dans leurs décisions sont souvent contradictoires et

leur permettent de faire primer selon leur idéologie et au gré de leur seule subjectivité,

tantôt la liberté, tantôt l’égalité, ou encore la sécurité, la liberté de culte ou le droit de la

propriété. Cette suprématie des juges sur le peuple constitue une véritable trahison. De

plus, cette suprématie n'est nullement justifiée ; en effet, pourquoi les juges détiendraientils

une supériorité morale sur le simple citoyen ? En démocratie, le peuple est souverain et

il doit à présent le revendiquer haut et fort. Un peu de démocratie directe, notamment sur

des sujets portant sur son identité, doit l'emporter sur le gouvernement des juges.

Peut-être faut-il rappeler que la volonté politique précède le droit. La politique préexiste, en

effet, au droit qui n'est qu'un outil qui, certes, porte en lui la contrainte mais répond à la

nécessaire conciliation entre politique et morale. Le droit suppose donc l'existence d'une

volonté politique, d'une unité politique déjà constituée. Mais il comporte également un

aspect moral, bien sûr, car il suppose la prise en compte de valeurs et de fins admises au

préalable par la société. Ainsi le droit doit faciliter l'action de cette volonté politique en lui

conférant la légitimité. Cela dit, la morale et la politique ne visent pas le même but. Si la

morale relève du for intérieur privé et donc d'une exigence intérieure personnelle, la

politique répond, elle, à une nécessité de la vie sociale qui tend en particulier vers le bien

commun qui doit assurer la cohésion des citoyens. Et cela ne doit pas être oublié par les

dirigeants politiques qui ont la responsabilité du destin de la collectivité et qui devraient

savoir qu'on ne fait pas de la politique avec de bonnes intentions morales, mais en

sachant ne pas faire de choix politiquement malheureux. Aristote précisait déjà cette

différence en distinguant la vertu morale de l'homme de bien, visant la perfection

individuelle, de la vertu civique du citoyen relevant de l'aptitude à commander et à obéir

qui vise, elle, le salut de la collectivité, ce qui est très différent.

Le 02 septembre 2016 Général (2s) Antoine MARTINEZ

coprésident des Volontaires Pour la France

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