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30 Nov

SOS Education.

Publié par Legrand

 
SOS Éducation est une association loi de 1901 qui réunit des parents et des professeurs pour sauver l'école publique.Si vous souhaitez vous désabonner, cliquez ici
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sep
 

Vos enfants écrivent-ils comme ÇA?


« Le soir tombé. Papa et maman inquiés, se demendé pourquoi leur quatre garson n’été pas rentré.
— Les gamin se sont sértément perdu, dit maman. S’il non pas encore retrouvé leur chemain, nous les véront arivé tres fatigué a la maison.
— Pourquoi ne pas téléfoné a martine ? Elle lésa petèdre vu !
Ausito di, Ausito fé ! A ce moment, le chien se mit-a abouaié. »

A. (CM2)


Claire Polin Chère Madame, cher Monsieur,

La copie pourrait vous sembler caricaturale, écrite par un enfant en très grande difficulté scolaire.

Malheureusement, ce n’est pas du tout le cas : cette dictée de CM2 est à peu près dans la moyenne.

C’est en effet ce qui ressort d’une étude que le ministère de l’Éducation nationale aurait bien voulu garder sous le tapis.

La Depp, l’organisme d’évaluation du ministère, vient en effet de révéler qu’actuellement, les élèves font 17,8 fautes à cette dictée… en moyenne !

Soit près de cinq fautes par ligne. 17,8 fautes, c’est 25% d’erreurs de plus qu’en 2007. C’est surtout 68% de plus qu’en 1987, où l’on avait commencé à tester les élèves de CM2 avec cette dictée.

Ces enfants sont pourtant sur le point de rentrer au collège. À ce niveau, la maîtrise de l’orthographe devrait être acquise. Ils n’auront jamais la possibilité de récupérer leur retard.

Et, encore une fois, ce n’est qu’une moyenne.
Imaginez ce que peuvent écrire les enfants de certaines classes difficiles. Comme un jeune professeur de collège en Zone d’Éducation Prioritaire me le confiait récemment : pour lui, tout se passe désormais comme si ses élèves de 6e n'avaient jamais été scolarisés…


Certains parents décident d’y pallier mais ils ne savent pas toujours vers quelle méthode de lecture et d’écriture se tourner.

C’est pour cela que je voudrais aujourd’hui vous offrir votre deuxième cadeau, que vous pourrez télécharger plus bas.

Deux ans de retard général

C’est la triste réalité : nos écoles sont tombées bien bas.

En effet, de nombreuses études scientifiques et évaluations internationales mesurent régulièrement la baisse dramatique du niveau de maîtrise de la langue : aujourd’hui les élèves de 5e ont le niveau qu’on avait en CM2 il y a vingt ans.

Ils ont deux ans de retard !1

Évidemment, ce n’est qu’une moyenne, car dans certains établissements, c’est bien pire. Et pas besoin d’aller dans les banlieues sensibles... Tous les types d’établissement sont touchés.

Mais alors, comment font-ils en cours, ces élèves qui ne savent même pas déchiffrer une consigne ?

Au début, ils devinent comme ils peuvent de quoi ça parle. Ils repèrent des mots qu’ils ont « photographiés » et reproduisent la solution qu’ils ont retenue dans ce genre d’exercices.

Ce bidouillage marche plus ou moins les premières années, mais rapidement, ça leur devient impossible de suivre.

Mettez-vous un instant à leur place.

Imaginez leur niveau de stress :
Lire deux lignes leur demande une énergie folle et ils s’épuisent avant même de comprendre la question. Ils s’ennuient. Ils vont à l’école ou au collège la boule au ventre. Ils en font des cauchemars. Ils deviennent violents. Ils décrochent.


Les mathématiques, c’est encore pire...

Et encore, je ne vous ai parlé que de la lecture et de l’écriture. Car c’est pire en mathématiques.
Les spécialistes estiment que près de la moitié des collégiens (47 %) ne possèdent pas les bases pour effectuer les opérations simples d’addition, de soustraction ou de multiplication.

S’ils savent appuyer sur les boutons de leur calculatrice, ils n’ont pas la moindre idée de ce qu’ils font réellement : ils pourront se tromper entre une multiplication et une division.

Quant à faire une règle de trois...

Comme le redoublement est désormais interdit, on fait passer tous les élèves dans la classe supérieure, pour s’en débarrasser. Ainsi, chaque année, au bout du tunnel, ce sont 150 000 jeunes qui sortent du système scolaire sans aucun diplôme ni aucune qualification.

L’équivalent d’une ville comme Grenoble ou Dijon qui échouera au mieux dans les services d’assistance sociale. Chaque année.

Ce gâchis est intolérable !


Alors que faire ?

Mais, évidemment, quand vous êtes parents, que voulez-vous faire ?

On ne peut décemment pas s’en prendre aux professeurs : ce serait profondément injuste et ça ne ferait qu’empirer la situation. Au contraire, il faut les soutenir, car ils sont, avec les élèves, les premiers à pâtir de la situation.

Les cours particuliers ? C’est une bonne chose, quand on en a les moyens. Au moins, votre enfant pourra raccrocher les wagons, si le professeur particulier sait diagnostiquer les lacunes.

Quand les parents ne peuvent pas (pas le temps ou pas d’argent), les grands-parents peuvent être aussi d’un grand secours : il faut parfois accompagner l’élève en reprenant des exercices des années précédentes...

Beaucoup d’élèves sont pris en charge par des orthophonistes... alors qu’ils n’ont aucune pathologie : leur cabinet ne désemplit pas et ils font le travail de professeur des écoles.

Mais tout cela n’est que sparadraps et rustines.

N’est-il pas intolérable de devoir repasser derrière pour réparer les pots cassés ?
Et surtout, peut-on laisser tous ces jeunes couler, sans rien faire ?
Les membres de SOS Éducation le refusent.


Le choix de SOS Éducation : la méthode syllabique

Depuis 2001, nous luttons pour que tous les enfants sachent lire et écrire dès la fin du CP.
Car le plus scandaleux dans tout ça, c’est qu'il est possible de les sauver !

Oui ! Certains professeurs des écoles (ex-instituteurs) apprennent à lire à TOUS leurs élèves en moins d’un an. Sans exception. Même en cas de dyslexie avérée.
Comment font-ils ?
Ils utilisent intelligemment la méthode de lecture dite « syllabique. » Vous savez, c’est le fameux « b.a.-ba. »

Et pourquoi le ministère ne fait rien ?

Soyons honnêtes, il ne fait pas tout à fait « rien » : depuis 2006, un arrêté ministériel impose même d’abandonner les autres méthodes (dites « semi-globales » ou « semi-syllabique », ce qui revient au même) pour n’utiliser que la méthode syllabique.
Mais c’est sans compter l’invraisemblable inertie du système : encore aujourd’hui, moins de 4 % des professeurs des écoles utilisent la méthode syllabique2 !

Pourquoi ?

C’est très simple :

1. Paradoxalement, les professeurs des écoles ne sont pas formés à l’apprentissage de la lecture ;

2. Des courants idéologiques puissants parmi les cadres de l’Éducation nationale COMBATTENT l’utilisation des méthodes syllabiques, sous prétexte que le déchiffrage « n’est pas vraiment de la lecture ». Ils préféreraient que l’enfant accède d’abord au sens. Certaines personnes influentes vont même jusqu’à considérer le déchiffrage comme un « privilège bourgeois » à déconstruire !

C’est pour cela que SOS Éducation milite pour promouvoir les bonnes méthodes, pour que les professeurs soient correctement formés, qu’ils soient vraiment libres de choisir leurs méthodes, et que les élèves apprennent vraiment à lire, à écrire, à calculer...

Et vous pouvez compter sur notre ténacité.
 

 

Claire Polin


Présidente de SOS Éducation

 

*** Téléchargez votre 2e Cadeau ***
 
Pour en savoir plus sur les bonnes méthodes de lecture, et choisir une méthode vraiment efficace et adaptée à vos enfants, petits-enfants ou à vos élèves, je vous invite à télécharger gratuitement cette brochure éditée par l'association SOS Éducation : « Apprendre à lire au CP - quelle méthode de lecture choisir ? »

Rédigée par Gilbert Castellanet, expert de l'apprentissage de la lecture et fondateur de l'association Lire-Écrire, préfacée par l'orthophoniste Brigitte Étienne, cette brochure fait le point sur les études les plus récentes permettant d'apprécier la qualité d'une méthode d'apprentissage de la lecture. Elle propose également un comparatif exhaustif des meilleures méthodes disponibles en librairie, des plus traditionnelles aux plus innovantes. Cliquez sur la vignette ci-dessous : il vous suffira de confirmer votre adresse e-mail et vous recevrez un lien de téléchargement personnalisé de cette brochure. N'hésitez pas à la diffuser auprès de vos amis !

 

1 Orthographe : à qui la faute ?, éditions ESF
2 Jérôme Deauviau, 2013



 

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