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La privatiation de la Sécurité sociale(1)

Publié par Legrand

La privatiation de la Sécurité sociale(1)

 

JE FAIS SUIVRE

 


Objet : souffrez, chers tous, que je vous donne quelques précautions d'usage avant lecture.......

 

 

....de cet article picoré sur un site non subventionné : son auteur est médecin ( je ne le suis pas ! ) ;

son auteur est critiqué, et sans doute critiquable sur certaines prises de position ; son auteur cite

ses sources et elles sont vérifiables ; on sait depuis logtps l'état dans lequel se trouve l'Hôpital en France ;

on n'applaudit plus les soignants à 20 h  chaque soir, et pourtant......., le cirque continue !

 

je ne suis , et ne me sens , pas engagé par ses opinions...., seules les infos objectives ou chiffrées me semblent

intéressantes quant à la situation hospitalière ou médicale actuelle, car " on oublie vite " ......, or on parle de

la personne en question comme éventuelle futur premier ministre......, bien qu'elle ait l'objet de très nombreuses

et virulentes critiques à maints égards du temps de son ministère, comme nombre de ses pairs politiciens :

( harcèlement, brutalité, arrogance, mépris.......).

on lui doit notamment la pénurie de masques lors du déclenchement ( surprise ) de l'épidémie chinoise.....

 

je vous invite très cordialement à lire et faire le tri, sans me mettre au pilori......, MERCI.....:

 

L’héritage de Marisol Touraine, socle de la destruction du système de Santé

Vues:

Image supprimée par l'expéditeur.

Une ancienne ministre de la Santé félicite le Président lors de son investiture le 6 mai 2022 et lui dit : « Maintenant tu es libre. Maintenant tu as les mains libres. Tu peux faire tout ce que tu veux. Le pays, tu peux l’embarquer. »

 

Que voulait-elle dire exactement, d’autant que durant sa longue présence au ministère de la Santé, elle n’a pas manqué de liberté pour démolir un peu plus notre système de Santé ? Il reste à le privatiser complètement au-delà des PPP (partenariats public-privé) qui ont déjà bien entamé son indépendance et favorisé des liens incestueux avec l’industrie pharmaceutique.

Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales, de la Santé et du Droit des femmes (France), 2012-2017, a rejoint Unitaid [1] qu’elle préside. Les buts de cette organisation sont « l’optimisation d’efficacité des actions en Santé mondiale et élargir l’accès équitable à de meilleurs produits de santé », selon leur site. Rêve-t-elle du poste de Premier ministre ?

QUEL EST L’HÉRITAGE DU MINISTÈRE TOURAINE ?[2]

Rappelons d’abord qu’elle fut assistée dans cette tâche par les actuels détenteurs du pouvoir en Santé : Jérôme Salomon directeur général de la Santé et homme en noir des quotidiens bulletins de santé lors du covid, Olivier Véran rapporteur de sa loi et actuel ministre et Gabriel Attal membre de son cabinet et porte-parole encore quelques jours.

Clairement nous sommes dans la continuité depuis 2012 et E. Macron était d’ailleurs dès cette même date de 2012 secrétaire général adjoint de l’Élysée.

LES CONSÉQUENCES DE LA LOI TOURAINE DE 2016 (AU J0 EN JANVIER 2017)

La loi Touraine a aggravé toutes les dérives éthiques et thérapeutiques et accéléré la destruction de notre système de Santé.

Grands principes de cette loi :

le premier principe majeur : soumettre les médecins aux désirs des gouvernants.[3]

L’État s’impose comme décideur unique de la Santé.

L’article 1 est capital : il instaure dans la loi l’Étatisation de la Santé.

Auparavant, le ministère avait un rôle de contrôle, il prend celui de chef. Le texte de loi concerne non seulement la « Santé publique », mais bien l’ensemble du système de Santé, public et privé, placé dorénavant sous l’autorité absolue de l’État.

La médecine échappe au contrôle décisionnaire des médecins et autres professionnels de Santé, dont c’est pourtant la vocation et le métier.

La disparition de l’indépendance du médecin constitue la suppression d’une des valeurs fondamentales du rapport entre le patient et son docteur. Ces professionnels deviennent des exécutants purs et simples.

Dans la foulée, on liquide les médecins, trop indépendants au goût de nos gouvernants, ou plutôt leurs avatars, les PH, dits praticiens hospitaliers et les praticiens de ville.

On ne parle plus de médecins, mais de professionnels de Santé. Sur les 40 000 signes du projet de loi sur la Santé de 2014, le signifiant « médecin » figure seulement 40 fois. Symbole démonstratif ! L’archétype ancré dans l’inconscient collectif doit disparaître.

Le numerus clausus (réduction drastique du nombre de médecins admis à la formation chaque année depuis les années 80) n’est pas une erreur de prévision. C’est un choix politique délibéré pour réduire l’offre de soins. Même si on fait semblant de revenir sur ce sujet tabou, dans les faits les postes de cliniciens, véritables « docteurs » pour le patient n’augmentent pas.[4]

La réforme du statut des médecins des hôpitaux publics, par la loi en 1984, avait sonné la mort du rôle médical spécifique dans l’indifférence générale, y compris des « PH — praticiens hospitaliers » dont tous ne sont pas médecins.[5]

Début de la fin d’une destruction programmée des médecins bien formés

Nos gouvernants voulaient créer la pénurie pour diminuer les dépenses de santé peut-être, mais surtout se débarrasser de professionnels trop indépendants à leur goût et qu’ils rêvent depuis des décennies de remplacer par des machines supposées intelligentes.

Ils sont responsables des déserts médicaux qu’ils prétendent déplorer, mais sont en pratique très heureux d’utiliser ce prétexte pour substituer au contact direct médecin-malade des consultations par zoom ou des cabines d’examen. Ces contacts virtuels n’ont plus rien de la consultation médicale proprement dite avec son colloque singulier médecin malade permettant un interrogatoire intime qui nécessite proximité, et l’examen clinique pierre angulaire de l’examen.

Nos énarques voulaient remplacer les vrais médecins depuis longtemps et c’est bientôt chose avancée à travers la loi Touraine et les nombreux décrets d’application qui ont suivi. Dans la foulée, la vraie médecine a disparu comme le constatent les patients qui tentent d’obtenir des soins et n’obtiennent que des listes d’examens complémentaires (qui rapporteront à l’hôpital au passage).

Aujourd’hui, ils font semblant de combler le manque de médecins formés par des médecins étrangers rarement parfaitement bilingues.

Près de 80 % des gardes des hôpitaux de Paris sont assurées par ces médecins étrangers, plus soumis à la hiérarchie et sous-payés pour la plupart. Idem en province. Une population plus obéissante, sous la menace de retrait de visa pour eux ou leur famille, etc. Une forme d’esclavage moderne, et un harcèlement moral (et pas toujours seulement moral) comme mode de management organisé dans le quasi-silence des syndicats et des médias.

Pensée unique, crimes de pensée et d’expression libres. Soumission !

Les patients ont été trop longtemps indifférents à la liberté du médecin, qu’ils considéraient souvent comme des privilégiés, pensant qu’ils pouvaient tout de même être « bien » soignés dans le nouveau mode collectif.

Le mythe de l’amélioration des soins par les réunions multidisciplinaires imposées par le plan cancer (2003) ébauché en 2000 avait déjà bien conditionné les malades, leur faisant croire au miracle de la coopération productive, alors que le plus souvent c’est le « chef » ou le mâle dominant de l’espèce » qui se contente de faire appliquer les directives de l’institut national du cancer.

Les libertés du médecin et du patient de penser, de choisir, de soigner, et d’être soigné sont indispensables à un acte médical efficace

Le suicide du cardiologue, le professeur Mégnien en décembre 2015 à l’hôpital Pompidou a donné lieu à la création d’une association des amis du professeur Mégnien pour lutter contre le harcèlement des médecins et a ouvert la voie… Les témoignages plus terribles les uns que les autres s’accumulent et la période des deux ans de délire covid a donné lieu à de nombreuses démissions, tragiques ou non, en France comme à l’étranger, quand on a encore le sens du devoir, que l’on ne peut plus l’accomplir et qu’on se trouve dans l’impasse.

Comment peut survivre un médecin quand il sait que des antibiotiques vont guérir son vieux patient de sa « grippe » annuelle et qu’on lui interdit de les prescrire ? Et pire on lui conseille (injonction forte) de lui administrer du Rivotril au moindre signe compatible avec le covid.

Image supprimée par l'expéditeur.

Beaucoup ont été soumis. Dans quel état psychologique sont aujourd’hui ces médecins  et ces infirmiers qui ont dû affirmer aux malades l’intérêt des mesures coercitives inutiles et pire de l’injection génique, voire de leur injecter le poison.

LA MÉDECINE D’AUTREFOIS FIDÈLE À HIPPOCRATE

Jusqu’à la promulgation de la loi Touraine[6], le traitement du patient reposait sur ces principes fondamentaux rappelés dans le code de Santé publique :

1°) article L1111-1

« droit du malade au libre choix de son praticien et de son établissement de Santé »

. 2°) article R 4127-5 :

« le médecin ne peut aliéner son indépendance professionnelle sous quelque forme que ce soit ».

Ces principes fondamentaux ont été bafoués par la loi Touraine, et la qualité des soins en a immédiatement souffert, comme s’en sont aperçus de nombreux citoyens ayant eu besoin de soins et n’ayant pas imaginé la catastrophe avant d’être directement concernés.

La plandémie Covid a démontré le pourquoi de cette loi Touraine votée à l’assemblée en décembre 2015 avec vingt députés, les autres étant aux commémorations des attentats du 13 novembre… La manipulation comme d’habitude avait travesti les vrais objectifs à travers les promesses du tiers payant généralisé et/ou des soins ophtalmo ou auditifs gratuits…

Lorsqu’un médecin n’est pas indépendant, les décisions qu’il prend risquent d’être fortement influencées par l’organisme qui le contrôle.

Les médecins-conseils de la Sécurité sociale en ont fait l’expérience. S’ils prennent trop souvent des décisions jugées par leurs chefs administratifs trop favorables aux assurés, ils sont mal notés et leur carrière s’en ressent. Comme ils tiennent à leur carrière… ils se soumettent !

De la même manière, un médecin expert judiciaire qui donne un avis jugé contraire aux intérêts de l’État risque de ne plus figurer sur la liste des experts choisis par l’autorité judiciaire ou, s’il y reste de ne plus être choisi par les juges. Le pouvoir ne supporte pas l’indépendance et se débarrasse ainsi de ceux qui pourraient ne pas être assez obéissants. Soumission.

Un médecin traitant qui n’est pas libre est susceptible de faire passer vos intérêts après ceux de l’organisme qui le rémunère. Il risque donc d’être obligé de moins bien vous soigner, si cet organisme ne veut pas payer un traitement trop onéreux, rembourser une ambulance ou des séances de kinésithérapie.

Les exemples d’autocensure des prescriptions par les médecins américains affiliés à des assurances privées sont innombrables ; s’il veut rester accrédité par l’assurance qui lui fournit une clientèle captive il ne doit pas prescrire des traitements trop chers, ni même en parler avec le malade.

Vous allez le blâmer alors que personne — sauf les soignants — n’a protesté pendant que la ministre faisait croire au miracle du soin gratuit pour passer sa loi dans l’indifférence générale. Mirage efficace !

Devrions-nous dire que les Français ont les dirigeants qu’ils méritent ?

Image supprimée par l'expéditeur.

Les médecins hospitaliers ont longtemps été protégés par leur aura et leur statut. Depuis 30 ans, ce n’est plus le cas : leur statut a été brisé en 1984 (date symbolique s’il en est !)[7]. Et manifestement la situation risque de s’aggraver. Martin Hirsch proche du président lui soufflerait un statut renouvelable tous les cinq ans…[8] Manifestement les médecins ne sont pas encore assez soumis, obéissants et silencieux et certains réagissent à ces propositions iniques et lui propose d’examiner et d’assumer son bilan.[9]

Le médecin qui n’est pas assez obéissant est maintenant harcelé puis licencié, ainsi que les conditions scandaleuses de la fermeture de l’unité de cancérologie pédiatrique de l’hôpital de Garches et le licenciement « économique », deux ans plus tard, des médecins compétents qui l’animaient l’ont tristement démontré. Perte de liberté d’être soigné pour les petits patients, et perte irréversible du savoir-faire de collègues rodés depuis trois décennies à une cancérologie individualisée, humaine et très efficace…[10]

VERS LA PRIVATISATION DE LA SÉCURITÉ SOCIALE

La loi Touraine prétendait vouloir sauver la Sécurité sociale. Discours à la Orwell ! Bien au contraire, le but réel et de plus en plus évident est d’accélérer sa privatisation.

La loi en a multiplié les mesures préparatoires : obligation d’une assurance Santé privée complémentaire, autorisation de réseau avec tarifs différenciés selon le prestataire, suppression du secret médical envers ces assurances… La loi complète un peu plus le dépeçage de la Sécurité sociale commencé dans les années 2000.

« Les jours heureux » programme du Conseil National de la Résistance.

Imaginé par les résistants dans le maquis, inclus par le Conseil National de la Résistance dans son programme « les jours heureux » et créé par ordonnances par le général de Gaulle il y a 70 ans, ce système d’accès aux soins solidaire était ouvert jusqu’à 2016 à tous sans discrimination ni différence de cotisations, quels que soient son âge, le nombre de ses enfants ou ses antécédents personnels et familiaux.

La Sécurité sociale est plébiscitée par la population, mais honnie (dès sa création) par la Bourse et les assurances privées qui estiment avoir été spoliées par la communauté d’une source inépuisable de bénéfices.

528 milliards d’euros de recettes ont été recouvrés en 2020 pour la Sécurité sociale

Sa privatisation constituerait une source colossale de revenus que les mutuelles devenues assurances ont hâte de se partager le plus rapidement possible.

Les gouvernants, au service de la finance, veulent nous imposer ces assurances privées qui prendront en charge les risques solvables en pratiquant des tarifs différents pour chacun (en doublant presque au passage le coût global pour les assurés) et en excluant les soins de qualité jugés trop chers.

Les Français qui ne pourront pas payer resteront couverts a minima par une sécu croupion. Ces craintes ne sont pas fantaisistes : elles rappellent ce qui se passe depuis toujours aux USA, pays des assurances santé privées et dont la population rêve d’un système comparable à notre vieille et moribonde Sécurité sociale que nos dirigeants s’acharnent à détruire petit à petit !

La préparation de l’opinion publique à la privatisation de la Sécurité sociale a commencé depuis plusieurs décennies et s’accélère. La première étape a consisté à augmenter progressivement le « reste à charge » (partie des frais non remboursée) des patients pour créer un besoin d’assurances complémentaires. [11]

Progressivement, des pans de déremboursement apparaissent et aggravent les restrictions déjà imposées : en août 2003, est annoncé le déremboursement de 820 médicaments anciens affublé du qualificatif dévalorisant de « confort » (les coups fourrés se révèlent toujours en août.).

Puis est décidée la suppression du remboursement des chambres seules, y compris dans les situations médicales qui le justifient ; l’arrêt de prise en charge par la Sécurité Sociale a libéré le prix des chambres dites « solo » qui atteint maintenant des sommets, tant en prix qu’en présentation digne de l’hôtel de vacances, au mépris du contexte du patient. Avant la réforme, le prix d’une journée d’hospitalisation en clinique chirurgicale était d’environ 100 euros et pris en charge par la Sécu lorsque l’état du malade le justifiait. Actuellement, certaines cliniques de banlieue défavorisée (le 93 par exemple) facturent 250 euros le supplément quotidien pour chambre seule « confort » !

L’instauration du forfait hospitalier non remboursable sauf exception (18 € en septembre 2006, puis 20 € actuellement) complète le dispositif. Puis le tableau s’enrichit avec la création d’une franchise non remboursable pour chaque consultation médicale, mais également pour les examens radiologiques ou analyses biologiques.

En même temps, la diminution d’environ 50 % de la valeur réelle (en euros constants) des honoraires des chirurgiens et l’accroissement de près de 50 % de leurs charges les ont contraints à demander des dépassements d’honoraires, non pris en charge par l’Assurance Maladie.

En décembre 1982, la valeur du KC (cas chirurgical) était 11,75 francs. Selon la lourdeur de l’opération, elle valait X K. En 1982 les honoraires conventionnels du chirurgien pour une prothèse de hanche (KC220) s’élevaient ainsi à 2585 francs soit l’équivalent de 903 euros 2021 alors qu’en 2022 cette intervention n’est remboursée qu’à 459 euros ! Entre-temps le coût moyen des assurances professionnelles a été multiplié par 8, le pourcentage de reversions aux cliniques souvent par 2 et les charges de personnel par 1,5.

Le déremboursement de médicaments anciens bon marché déclarés peu efficaces complète le tableau, pour les remplacer par de nouveaux médicaments très chers…

À chaque nouveau déremboursement, les assurés sociaux inquiets se tournent vers les assurances complémentaires Santé, qui fleurissent de toute part et multiplient leurs publicités sur les grandes chaînes de télévision qui modèlent la pensée.

Progressivement, le ministère conditionne le citoyen à penser sécu insuffisante, complémentaires indispensables, cachant le fait que depuis des décennies, la Sécurité sociale n’est plus autonome, mais dirigée par le ministère lui-même qui la dépèce en douceur, le temps d’habituer les Français à sa suppression.

Certains refusaient obstinément de prendre une complémentaire, alors la ministre a rendu ces assurances santé complémentaires obligatoires, créant ainsi un nouveau prélèvement inévitable important (100 à 200 euros par mois !) et inégalitaire pour les classes moyennes.

Et ce pour, soi-disant, les protéger des frais !

Le parlement a autorisé la création de réseaux privés par ces assurances, par la loi Le Roux 2013, passée discrètement et peu médiatisée, les autorisant à lier le niveau de remboursement des prestations au choix des prestataires (intégration verticale pour augmenter les bénéfices, technique bien rodée dans la grande distribution et les assurances santé privées aux USA). Devant les réactions des médecins, ce système a d’abord été limité au dentaire et à l’optique, mais sera probablement très vite généralisé. Un simple décret à un moment propice suffira.

En d’autres termes, vous serez remboursé en fonction des choix que vous aurez faits au moment de signer le contrat avec la mutuelle, et donc le montant de la cotisation. Si vous avez limité les frais et n’avez pas coché la case « réanimation » par exemple, ce sera « soins palliatifs » et pourquoi pas seulement remboursement des frais d’assistance au suicide, dès que la loi Léonetti aura été élargie à ce choix.

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