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Vers la privatisation de la décurité Sociale (2)

Publié par Legrand

Vers la privatisation de la décurité Sociale (2)

 

JE FAIS SUIVRE

 

LE LOBBY DE L’EUTHANASIE RECOMMENCE

Image supprimée par l'expéditeur.

Et vous entendez en ce moment revenir sur la table le sujet de l’euthanasie pourtant de multiples fois déjà débattues à l’assemblée et ayant conduit à la très avancée loi Leonetti.[12] Mais ce n’est pas assez. Certes pendant la plandémie les euthanasies non avouées ont été pratiquées larga manu sur les personnes âgées isolées en état de faiblesse et sur au moins environ 10 000 personnes.[13][14][15]

Mais c’est insuffisant et dans l’atmosphère d’eugénisme et d’hygiénisme actuelle, les plus virulents veulent absolument généraliser l’euthanasie.

Attention, on n’a qu’une vie et la vente de vos données de Santé aux assurances la met en danger

Une étape supplémentaire a été franchie par la loi de modernisation de la Santé, parue au journal officiel en janvier 2016 (article 47), avec la suppression du secret professionnel envers les assurances privées, le gouvernement étant maintenant autorisé à leur vendre nos données santé. Il ne s’en est pas gêné et on a appris récemment que celles-ci avaient atterri aux USA au moins pour un certain nombre.

La connaissance du dossier médical est en effet très utile pour les assurances pour leur permettre le risque particulier de chaque client, et fixer un tarif personnalisé. L’appétit des assureurs pour ces informations est d’ailleurs illustré par l’offre que certains d’entre eux font à leurs affiliés d’un bilan génétique gratuit, sous prétexte de prévention.

De tels bilans n’ont aucune utilité pour les sujets bien portants, car il n’existe actuellement aucune mesure préventive spécifique qui ait fait la preuve de son utilité médicale. Elles sont supposées permettre d’estimer le risque de contracter certaines maladies à long terme, et donc de prévoir le coût potentiel des frais médicaux futurs.

En Californie, une patiente éligible à la chimiothérapie par son assurance, s’est vue retirée cette option le jour où le suicide assisté a été légalisé. La mutuelle lui ne rembourse plus que cette dernière option ![16]

Un seul conseil aux bien portants : ne vous laissez pas tenter par ces bilans génétiques. Ils ne peuvent que vous nuire, d’autant que les assureurs Santé sont peut-être aussi ceux qui vous assureront pour l’achat de la maison. Ils vous proposent également votre assurance chômage, votre assurance vie, votre assurance invalidité et les cotisations ne manqueront pas d’intégrer votre pronostic vital supposé, en toute opacité probablement.

Si les citoyens ne réagissent pas activement, l’étape finale qui nous menace à court terme est d’autoriser ces assurances santé à gérer le risque général et de permettre alors à chacun de choisir son assurance Santé pour le régime général.

Alors le système solidaire aura vécu, chacun paiera en fonction de ses risques propres supposés, le niveau des remboursements dépendra des primes d’assurance payées et les actionnaires pourront engranger de très confortables dividendes.

Non, la Sécurité sociale ne revenait pas plus chère que les assurances privées !
La vieille dame sécu a 75 ans, elle reverse aux assurés près de 97 % de son budget, alors que les assurances santé n’en rendent en moyenne qu’à peu près 60 %. Il faut payer bien la publicité, la gestion dispendieuse, les salaires considérables des dirigeants, les impôts et les dividendes des actionnaires et les courses de bateaux ou de formule 1 du sponsoring.

Pour permettre aux assurances de se développer, il faut euthanasier la Sécurité sociale puisqu’elle ne veut pas mourir, après des décennies de résistance héroïque de ses enfants aux assauts répétés du pouvoir (depuis les ordonnances Juppé 96 et la suite).

Conséquences de cette loi sur la pratique des médecins ?

La perte de la liberté de vous soigner librement en fonction de votre état particulier et des données acquises de la science. Ce n’est plus vous-même qui serez soigné, mais votre maladie résumée en quelques chiffres et lettres (diagnostic, stade, anomalies génétiques…), une abstraction au lieu de la personne en chair et en os que vous êtes.

L’État décide et impose, via les ARS, quels médecins et établissements ont désormais le droit ou non de soigner des cancéreux et quels traitements ils doivent administrer. Le système s’étendra vite aux autres spécialités.

Qui peut ouvrir une unité d’autisme et quels moyens thérapeutiques a-t-il le droit de procurer au malade ? L’ARS, organisme bureaucratique non médical, a les prérogatives de décider si tel établissement doit fermer, si tels service ou unité peut rester ouvert et pour quelle activité. C’est une structure soi-disant indépendante, mais financée par l’État censé la contrôler.

Nos gouvernants successifs ont donné à cette agence les pouvoirs de l’inquisition, puisque ses décisions sont appliquées, sans que le médecin ou le professionnel de Santé (kinésithérapeute, infirmier libéral, etc.) ou le chef de service concernés soient entendus.

Pas d’avocat, pas de défense contradictoire, pas d’appel possible. Une lettre recommandée vous informe par exemple de l’interdiction d’opérer des moins de 18 ans et c’est fini. Ailleurs, le directeur de l’établissement reçoit le même genre de missive interdisant la pratique de la chimiothérapie pour tel type de malade. Une lettre signée par un sous-directeur X qui n’assumera jamais les conséquences de sa décision (responsable, mais jamais coupable).

La toute-puissance des ARS créées à la suite des ARH par la loi Bachelot en 2008 a été renforcée largement par le pouvoir actuel qui avait pourtant promis de les supprimer. Mais, quand un pouvoir à tendance totalitaire dispose d’une telle force de frappe, il ne la dissout pas. Les clones des fonctionnaires soviétiques sont actifs. Pendant le confinement et le plan Blanc ce sont les ARS qui décidaient de l’urgence ou non d’opérer tel malade et non le patient ou le chirurgien.

En conséquence, le médecin hospitalier ou libéral est amené à violer le serment d’Hippocrate qui lui demande de conserver son indépendance professionnelle, le choix des traitements étant imposé via les ARS et les « mutu-assurances complémentaires » qui imposent l’utilisation de tel ou tel médicament, ou de tel « protocole » en fonction de leurs intérêts et bientôt du niveau des cotisations de l’assuré.

Quid du médecin de ville, professionnel libéral ?

Votre généraliste a été abandonné par ses patients pendant ces années de gestation de la loi Touraine, malgré les efforts de certains résistants. Mais les citoyens ont fait l’autruche, préférant croire BFMTV et le pouvoir. Le résultat est désastreux, mais la résistance continue, bien faible et cachée néanmoins.

Nous sommes médecins, nous savons qu’il faut soigner chaque malade… Avec la loi Touraine, votre médecin « libéral » ne conserve que l’adjectif, les impôts et les charges sociales, mais aucune liberté. Vous en avez tous fait l’expérience depuis l’affaire covid.

Sans liberté de décider du traitement, il n’existe plus d’exercice proprement libéral.

L’exemple des réseaux de soins privés américains est très démonstratif : les médecins qui font partie d’un réseau ne peuvent prescrire que les traitements qui ont été validés par celui-ci et choisis avant tout en fonction de leur moindre coût.

Cerise sur le gâteau, pour bénéficier de la clientèle que l’appartenance au réseau lui assure, le médecin est tenu à une clause de confidentialité qui l’engage à ne jamais informer le malade des autres traitements possibles, s’ils sont plus onéreux !

L’omerta officialisée par contrat !

Ces règles de fonctionnement des réseaux ne sont pas particulières à la médecine ; elles sont exactement celles qui s’appliquent lorsque votre assurance automobile vous dispense de l’avance des frais de réparations, à condition que vous ameniez votre véhicule dans un garage qu’elle a agréé. La dispense d’avance du ticket modérateur, mesure phare de la loi Touraine, présentée partout comme un progrès social, n’en constitue pas un, et ceci en aucune manière, car elle ne diminue pas le reste à charge du patient. Le ticket modérateur reste le même et est prélevé directement sur votre compte bancaire.

Cette apparente simplification de formalité pour le malade est uniquement destinée à assujettir totalement le médecin à l’organisme payeur, aujourd’hui principalement la Sécurité sociale et demain, selon les directives européennes et les projets de nos gouvernants, les assurances privées.

Quid du secret médical ?

Les violations du secret médical se multiplient depuis vingt ans, et la récente loi les a rendues plus systématiques. Une des premières atteintes directes au secret médical fut l’obligation faite aux médecins de porter en clair, sur les certificats d’arrêts de travail, le diagnostic de la maladie causale.

Cette rupture flagrante du secret médical n’a pas suscité beaucoup de réactions. Pourtant, l’intérêt pour la collectivité de cette atteinte au secret était nul. Probablement parvenait-on déjà une mise en condition progressive. Les contrôles de tarification par les médecins-conseils des caisses étaient possibles avant cet ukase. Vous communiquez vos données de santé, mais aussi votre numéro de compte bancaire. Ils sauront tout !

L’étape suivante d’attaque du secret médical fut la mise en place de la Codification Commune des Actes Médicaux. Au lieu des « KC », qui ne correspondaient pas à une intervention chirurgicale précise, mais à une échelle de valeur monétaire, la nouvelle codification attribue un code, en trois lettres et quatre chiffres, à chaque acte et pathologie.

Cette codification, utilisée pour calculer le taux des honoraires médicaux et le prix des soins payés aux cliniques et aux hôpitaux, est extrêmement détaillée et comporte près de 40 000 entrées. En traduisant le code marqué sur le bordereau, vous pouvez apprendre que telle malade a bénéficié d’une reconstruction d’hymen, que tel autre a fait transformer ses organes génitaux mâles en vagin. Qu’untel souffre du sida. Or cette codification, disponible sur internet, circule avec l’identité du malade dans de multiples services, dont certains non tenus au secret médical. Outre les organismes de Sécurité sociale qui les détaillent, les agences et assurances santé complémentaires, les personnels des établissements hospitaliers y ont accès.

De plus, comme cette codification constitue la base des remboursements des organismes payeurs aux établissements, la plupart de ces derniers sous-traitent celle-ci à des professionnels privés pour optimiser les remboursements, et ce en violation du secret. Et l’on fait taire les quelques donneurs d’alerte qui dénoncent ces faits illégaux !

Ainsi, un médecin de Saint-Malo s’est fait admonester et menacer, puis a été sanctionné et déplacé, pour avoir dénoncé ces pratiques illégales. Une courte étude nous a montré que, pour une hospitalisation standard, près de 30 personnes différentes avaient accès à ces informations médicales personnelles détaillées (plus de soixante à l’APHP, grosse administration à strates multiples) ! Là encore, l’intérêt pour la collectivité est nul. On a créé une bureaucratie supplémentaire, abondante et coûteuse, détourné un peu plus le personnel soignant de sa mission, suscité des frais importants pour les établissements sans aucun gain, ni pour la Sécurité sociale, ni pour les malades, ni pour la Santé publique.

Mais c’est probablement le « désir » du pouvoir de tout contrôler. Le phénomène bureaucratique kafkaïen bien connu du pouvoir totalitaire.

La loi Touraine aggrave encore la rupture déontologique avec Hippocrate en faisant obligation aux médecins de transmettre les données de santé à la Sécurité sociale, mais aussi aux assurances privées. Porter atteinte au secret médical, c’est attenter à l’un des droits fondamentaux des individus. C’est affaiblir la confiance des malades en leur médecin et les inciter à lui cacher des informations qui seraient importantes pour le diagnostic et le traitement.

Mais pour les assurances privées qui remplaceront la Sécurité sociale, c’est la base de données qui leur permettra d’adapter les primes d’assurance à chacun et de justifier les augmentations : « vous présentez un sur-risque, votre état impose un malus ». Comme votre voiture après un accident ! Et oui, vous n’êtes ni plus ni moins qu’un objet pour ces bureaucrates et assureurs.

Vous comprenez le désarroi du médecin qui tente de prendre en charge l’humain que vous êtes. Un autre monde ! La disparition du secret médical est une des pires conséquences de cette loi. Le secret médical est un vieux souvenir que les citoyens n’ont guère défendu. Ils ont eu tort, particulièrement vous, les malades atteints de cancer, pour lequel le secret est vital, tant psychologiquement que physiquement

. Même si vous mettez de votre propre chef des photos sur FB (argument donné à la TV par des défenseurs de ce système pervers), cela n’a rien à voir avec le fait que d’autres mettent votre vie et vos maladies à nu sur internet.

Votre liberté, votre choix ! Quant à la sécurité des serveurs en particulier de ceux qui géreront votre dossier médical de votre espace client créé par la sécu (sauf si vous vous y opposez), je ne sais pas si même un enfant y croirait, en tous cas pas les ados capables de pirater jusqu’à la NASA. Seul le ministère, qui nous prend pour des débiles, tente de faire croire à la sécurité des données.

ON RETROUVE MARISOL À L’INVESTITURE. QUEL POSTE ESPÈRE-T-ELLE ?

Les internautes n’ont pas apprécié ses minauderies cachant des décisions gravissimes :

Image supprimée par l'expéditeur.

@Akira9744 @Carene1984

« Elle est loin d’être une courtisane de second rôle. C’est elle qui a fait des administratifs les chefs de services des hôpitaux à la place des professeurs de médecine émérites. C’est aussi elle qui a enlevé le terme patient pour qu’on utilise le terme client dans la Santé »

Et un souvenir de Wuhan ça vous parle ?

ET l’humour sarcastique :

Johan Faerber @JFaerber

« On espère pour Marisol Touraine qu’elle va avoir ce poste de 1er ministre que tout le monde refuse. Celle qui a contribué à détruire l’hôpital public doit continuer son travail et supprimer les derniers lits. Ce serait dommage d’avoir si peu de dignité pour ne pas être récompensée ».

La loi Touraine comporte bien d’autres aspects néfastes, mais l’essentiel est la perte de la liberté de soigner et la perte de choix du patient pour se faire soigner. Vous trouverez une analyse plus détaillée sur notre site et le PDF dédié :
https://docteur.nicoledelepine.fr/wp-content/uploads/2017/05/1704-ANTIBES-CONSEQUENCES-LOI-TOURAINE.pdf
ou la vidéo de ma conférence au Cercle Aristote en mai 2016 :

Image supprimée par l'expéditeur.

Voir aussi :

Nicole Delépine

  1. [1] Le Conseil d’administration, organe directeur d’Unitaid, fixe les objectifs de l’organisation, assure le suivi des progrès réalisés et approuve les budgetsprend ses décisions, par consensus ; il est composé de 13 membres.[]
  2. [2] Références dans « soigner ou obéir » aux éditions fauves 2016[]
  3. [3] Nous avons assisté depuis mars 2020 à l’illustration de ce principe contraire à Hippocrate.[]
  4. [4] Au bénéfice des postes en Santé publique, épidémiologie, biologie, etc. tous loin du patient.[]
  5. [5] Pharmaciens, psychologues, etc.. peuvent bénéficier de ce même statut.[]
  6. [6] La loi de modernisation du système de Santé, aussi appelée loi Santé, est une loi française promulguée en janvier 2016, après avoir été portée par la ministre des Affaires sociales et de la SantéMarisol Touraine.
    Au cours de son étude par le Parlement, entre octobre 2014 et décembre 2015, elle suscite de nombreuses critiques de la part des professionnels de la Santé. Cette période est marquée par plusieurs grèves et manifestations, à Paris et en province, notamment en mars1, en octobre2 et en novembre 2015[]
  7. [7] Décret de 1984 qui supprime les « médecins des Hôpitaux », titre autrefois envié obtenu sur concours et les remplacent par les futurs robots dits PH…[]
  8. [8] Dans une longue tribune dans les Échos, le directeur de l’AP-HP formule plusieurs pistes pour réformer en profondeur l’organisation de l’hôpital public. Martin Hirsch suggère notamment d’associer les paramédicaux à la gouvernance, d’affecter les médecins pour 5 ans (renouvelables) dans des établissements et de mettre fin à leur rémunération uniforme. Il souhaite également encourager la mobilité et faciliter les évolutions de carrières.[]
  9. [9] Opinion | AP-HP : le bilan désastreux de Martin Hirsch | Les Échos. Examinons plutôt le bilan de Martin Hirsch après plus de huit ans de mandat à la tête de l’AP-HP.
    La situation budgétaire de l’institution s’est fortement dégradée. En 2021, le déficit sera de 290 millions d’euros, pour un budget de 7,8 milliards d’euros. L’endettement a augmenté de 47 %, passant de 2,1 milliards d’euros en 2014 à 3,1 milliards d’euros en 2021. La capacité nette d’autofinancement se réduit comme peau de chagrin, rendue positive uniquement par les cessions immobilières. Cela ne permet pas de financer les investissements nécessaires pour lutter contre la vétusté ou se doter des équipements innovants, sauf à recourir massivement à l’emprunt.[]
  10. [10] Lire Neuf petits lits sur le trottoir N Delépine 2014 éditions Fauves.[]
  11. [11] Le chiffre d’affaires des Complémentaires Santé est passé de 17 milliards d’¤ en 2001 à 38 milliards en 2019 dont plus de7milliards de gestion.[]
  12. [12] Loi qui en 2005 a formalisé le recours aux soins palliatifs, puis élargie en autorisant la « sédation continue irréversible ». On vous endort et on ne vous réveillera jamais (loi Léonetti — Clayes), en attendant une loi autorisant officiellement l’euthanasie.[]
  13. [13] https://www.francesoir.fr/opinions-tribunes/rivotril-et-ehpad[]
  14. [14] https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/decret-rivotril-compassion-223015[]
  15. [15] Au secours, le droit d’euthanasier nos aînés en EHPAD revient dans le décret du 16 octobre 2020.
    France soir 23/10/2020 5
    https://www.francesoir.fr/opinions-tribunes/au-secours-le-droit-deuthanasier-nos-aines-en-ehpad-revient-dans-le-decret-du-16[]
  16. [16] www.genethique.org octobre 2016[]

 

 

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