La servitude
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commentaire :
Dans une société où les ouvriers seront remplacés à terme par des robots, l’analyse marxiste perd non pas de son sens, mais de son objet, car le travail à la chaîne est en voie de disparition, avec celle des ouvriers. L’antidote à ce qu’analyse le marxisme, c’est de parvenir à une société où le travailleur s’exprime à la manière d’un artiste : son travail n’est pas une servitude mais l’expression de ses potentialités créatrices. Tout le monde n’est pas artiste, mais chacun doit pouvoir s’exprimer et se réaliser au travers de son travail, de son activité. L’être humain se réalise en s’objectivant dans le concret, ce qui n’exclut nullement sa dimension spirituelle, personne ne l’oblige à s’affaler dans un canapé devant la télé, il a la liberté de se cultiver, le travailleur ne rentre plus chez lui noir de suie et exténué. Ce qui est méprisable, c’est la financiarisation de l’activité humaine et de l’économie. Cette propension financière a occulté l’essence émancipatrice et socialisante du travail. La condamnation à ne pas travailler peut être pire que d’être condamné à travailler. De ce point de vue, notre société contemporaine dénote un retour en arrière caractérisé.
Juste une dernière remarque que je ne voudrais pas désobligeante, il est important de réaliser que l’orthographe des mots en change le sens : le « cours » des choses n’est pas la même chose qu’être pris de « court », par exemple. On rencontre aussi quelques fois l’usage de avoir « tord » au lieu d’avoir tort. Je dis ceci car les articles et les commentaires sont écrits et lus par des gens pour qui le français n’est pas forcément la langue maternelle. Le site s’appelle « réseau international »; pour ma part, j’ai eu à rédiger des textes destinés à être traduits et cela est très formateur quant au bon usage de la langue, surtout de notre langue française qui est particulièrement galvaudée à l’heure actuelle.
En toute cordialité.